samedi 4 mars 2017

CELLE QUE VOUS CROYEZ Camille LAurens

Vous vous appelez Claire, vous avez quarante-huit ans, vous êtes professeur, divorcée. Pour surveiller Jo, votre amant volage, vous créez un faux profil Facebook : vous devenez une jeune femme brune de vingt-quatre ans, célibataire, et cette photo où vous êtes si belle n'est pas la vôtre, hélas. C'est pourtant de ce double fictif que Christophe - pseudo KissChris - va tomber amoureux.
En un vertigineux jeu de miroirs entre réel et virtuel, Camille Laurens raconte les dangereuses liaisons d'une femme qui ne veut pas renoncer au désir.



Pour  surveiller son amant Jo qui la délaisse, Claire Millecam (Camille en verlan ! ), 48 ans, se crée un faux profil facebook, sous les traits d'une jeune femme séduisante. Elle noue une relation virtuelle avec Chris , l'ami de son amant. Claire  est hospitalisée en hôpital psychiatrique, et le récit est constitué des entretiens de Claire avec Marc, son psychiatre.
Dans la seconde partie, c'est l'audition et le point de vue de Marc son psychiatre, au travers d'un récit que Claire a produit dans un atelier d'écriture lors de son hospitalisation.
Dans une troisième partie, c'est Camille l'écrivain, qui expose à son éditeur , une autre version des faits.
Au total , les mêmes éléments et protagonistes dans les trois parties, mais trois histoires différentes, où il est impossible de démêler le réel du virtuel.



les hommes mûrissent les femmes vieillissent

Nous les femmes, nous sommes toutes des boîtes de conserve. du jour au lendemain, impropres à la consommation


Avis très mitigé concernant ce roman, qui flirte avec l'autofiction.
Des rebondissements dans la narration, avec des changements de point de vue et de mode narratif mais l'ensemble laisse un sentiment de facilité et de complaisance.
Des thèmes intéressants : le désir, la femme d'âge mûr et les nouveaux modes de relation au temps des réseaux sociaux... mais l'ensemble reste trop caricatural  à mon goût . Le récit reste souvent au niveau d'un magazine féminin.
Les "jeux de miroir" m'ont laissé perplexe. L'hystérisation du féminin et la  victimisation de la femme m'ont vraiment déplu.

Note : 4/10

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